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Période moderne 1900 - 1950
1912 - Pierrot moderne - Arnold Schönberg
Pierrot lunaire
est une œuvre musicale en forme de mélodrame d'Arnold
Schönberg faisant référence à la
principauté démoniaque régnant sur Paris, dont les
paroles consistent en 21 poèmes du poète belge Albert
Giraud (1884).
Composée en 1912, cette œuvre est remarquable par son
instrumentation singulière : parlé-chanté
(sprechgesang), piano, flûte (et piccolo), clarinette (et
clarinette basse), violon (et alto), violoncelle. Cette instrumentation
aura une grande incidence sur la composition des orchestres de chambre
dans la musique du XXe siècle. De plus, certains musicologues
comme René Leibowitz, voient dans Pierrot lunaire un
précurseur des œuvres dodécaphoniques de
Schönberg, notamment par l'utilisation des 12 sons de la gamme
chromatique. Cependant, l'harmonie de cette œuvre est liée
à l'atonalité et marque, dans l'évolution du
langage de Schönberg, une nette rupture avec un langage similaire,
en partie, à celui de compositeurs post-romantiques tels que
Richard Strauss, Gustav Mahler et Richard Wagner.
L'interprétation de Pierrot lunaire pose un réel
problème aux récitants. Effectivement, l'utilisation du
sprechgesang est toujours une question de perception et il n'est pas
rare que des récitants ne fassent que parler. Inversement,
d'autres interprètes ne font que chanter. Il est donc notable
que la synthèse entre le parlé et le chanté est
difficile à obtenir.
Une autre particularité du Pierrot Lunaire est qu'il n'y a pas
de registre imposé à la partie vocale, ce qui fait que
l'interprète peut être un homme ou une femme. Cependant,
toutes les versions disponibles sur disque sont
interprétées par des femmes.
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