Période médiévale 500 - 1453

La grandeur de la musique médiévale est liée à la force de l'église. Le pape Grégoire le Grand ayant ordonné, dès la fin du VIème Siècle, le recueil méthodique des chants rituels, "grégoriens", la musique populaire restant, pour sa part, dépendante de la transmission orale. Après l'an mille, la notation se fera plus précise, permettant l'exécution actuelle des oeuvres de Pérotin, Machau etc.
A noter qu'au XIe Siècle, le moine Guido d'Arezzo a l'idée d'utiliser des syllabes d'un chant latin, l'Hymne de Saint Jean-Baptiste, pour nommer les notes. Les six premiers vers de cette hymne commencent par des sons qui forment une gamme montante, sur les mots ut, re, mi, fa, sol, la. Cette appellation s'est imposée face à la notation alphabétique utilisée dans les pays germaniques ou anglo-saxons. Voici le texte de ce chant :

                Ut queant laxis
                Resonare fibris
                Mira gestorum
                Famuli tuorum
                Solve polluti
                Labii reatum
                Sancte Iohannes

L'ut a été transformé plus tard en do, plus facile à énoncer en solfiant. On attribue souvent l'invention du mot « do » à Giovanni Maria Bononcini, au XVIIe siècle, qui l'aurait formé d'après la première syllabe du nom du musicien italien Giovanni Battista Doni. Cela est cependant incorrect, car le do est déjà attesté chez Pierre l'Arétin en 1536, c'est-à-dire bien avant la naissance de Doni.