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Période contemporaine 1950 - ... 1957 - 3ème sonate pour piano - Pierre Boulez En réaction aux techniques de composition aléatoire chez John Cage auquel il reproche, dans ses Relevés d’apprenti,
l’usage peu contraignant d’un hasard « par
inadvertance », Boulez introduit une part de hasard nettement
plus contrôlé dans ses œuvres dès 1957 en
laissant à l'interprète le choix d'interpréter ou
non certains fragments, ou de changer leur ordonnance, influencé
en cela par la typographie particulière du poème "Un coup
de dés jamais n'abolira le hasard" et du "Livre" de
Stéphane Mallarmé. Sa 3e sonate pour piano constitue avec le Klavierstück XI
de Stockhausen l’une des premières œuvres ouvertes.
Avec son écriture en chausse-trappes et ses « attaques par
en dessous » (comme les qualifie le musicologue Dominique
Jameux), cette sonate semble vouloir sortir de ses gonds comme pour
mieux faire sauter les verrous du langage sur lequel elle
s’appuie. Elle se veut ainsi la plus anonyme possible, ne
renvoyant qu'à elle-même et exige de son interprète
à la fois précision et distanciation.
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